Les disparus de Daniel Mendelsohn
Présentation de l’éditeur
Dans la famille de Daniel Mendelsohn, il y a un trou : en 1941, son grand-oncle, sa femme et leurs quatre filles ont disparu dans l’est de la Pologne. Comment
sont-ils morts ? Nul ne le sait. Pour résoudre cette énigme, l’auteur part sur leurs traces. Le résultat ? Non un énième récit sur la Shoah, mais un formidable document littéraire, à la fois
enquête dans l’Histoire et roman policier.
Mon avis
Enquête familiale, essais, document, biographie, témoignage, ce livre est tout cela à la fois.
Un document bouleversant et passionnant, qui ne ressemble à aucun autre. « Les disparus » de Daniel Mendelsohn est mon coup de cœur de l’année
2008, à ne rater sous aucun prétexte !
Vous pouvez lire mon billet ici
Les disparus de Daniel Mendelsohn, traduit de l’américain par Pierre Guglielmina, Collection J’ai lu, ISBN 2290016020, 03/02/2009, 10€40
Les intermittences de la mort de José Saramago
Présentation de l’éditeur
Dans un pays inconnu, plus personne ne meurt. Les hôpitaux regorgent de malades, les entreprises de pompes funèbres et les compagnies d’assurance font faillite,
les familles conduisent les membres les plus encombrants aux frontières, l’Église est menacée de disparition : sans mort, pas de purgatoire, de Paradis ni d’Enfer… Mais un beau jour la mort
revient sauver les hommes.
Né en 1922, José Saramago est un journaliste et écrivain portugais dont l’œuvre est traduite dans le monde entier. Il a reçu le prix Camoens pour l’ensemble de
son œuvre en 1995.
Mon avis
« Les intermittences de la mort », lu au mois de septembre 2008, reste à ce jour l’unique roman que j’ai lu de l’auteur. Depuis cette date, je suis allée
voir au cinéma le très bon film « Blindness » de Fernando Meirelles, adapté du roman « L’aveuglement » du même auteur. Le procédé est similaire, à savoir l’analyse des
conséquences de la disparition de la mort sur l’ensemble de la société dans le premier et l’analyse des conséquences de la cécité sur l’ensemble de l’humanité dans le second. Je rappelle
également l’écriture particulière de Saramago, qui ne recourt pas aux signes de ponctuation usuels mais je vous rassure tout de suite, ce procédé ne perturbe pas la lecture dans la mesure où l’on
s’y fait très vite.
Pour plus d’informations, je vous renvoie au billet que je lui avais
consacré.
Les intermittences de la mort de José Saramago, traduit du portugais pas Genevière Leibrich, Editions Points, Collection Points, ISBN 2757811622, 12/02/2009, 288
pages, 7 €
Cochon d’allemand de Knud Romer
Présentation de l’éditeur
Que signifie être allemand dans une petite ville danoise, quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Que ressent-on quand on se fait traiter de
"cochon d'Allemand" à chaque récréation ? Quand on est témoin de l'ostracisme permanent à l'égard de sa mère ? Pour avoir été ce "cochon d'Allemand" à Nykobing Falster où il est né en 1960, KNUD
ROMER le sait. À partir de ses souvenirs, il compose un récit déchirant sur l'enfance réduite malgré elle à se fondre dans un conformisme de survie. En évoquant sa famille, l'auteur dresse une
galerie de portraits pathétiques et nous fait remonter dans le temps : le roman autobiographique se transforme en une fresque historique, celle du Danemark et de l'Allemagne au cours du XXe
siècle. Lauréat en 2006 de nombreux prix, Cochon d'Allemand dépeint dans un style dense et enlevé une époque teintée de rancœur et de culpabilité.
Mon avis
Ma lecture étant toute récente, je vous renvoie directement au billet que j’ai
écrit en décembre 2008.
Cochon d’allemand de Knud Romer, traduit du danois par Elana Balzamo, Editions Gallimard, Collection Folio, ISBN 2070358070, 12/02/2009, 7 €
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