Littérature jeunesse

Vendredi 28 novembre 2008 5 28 11 2008 22:38


Tom est issu d’une famille nombreuse, il est plus exactement le septième fils d'un septième fils,ce qui lui confère une sorte de don de seconde vue.  Son âge – 13 ans – et sa position dans sa fratrie le prédestinent à l’apprentissage chez l’Epouvanteur.

 

 « L'Epouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d'être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu'un le fasse. Il faut que quelqu'un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable. »

 

 Quitter la ferme familiale pour rejoindre le lieu d’habitation de l’Epouvanteur, son nouveau maître, n’est pas chose facile, même si la perspective de ne plus devoir effectuer le travail pénible à la ferme est plutôt encourageant.  Mais devenir un Epouvanteur, c’est aussi accepter de vivre dans une complète solitude : si la présence à proximité du village d’un Epouvanteur est indispensable pour se débarrasser des démons, gobelins et sorcières, il est tout aussi craint et évité en toutes autres circonstances, comme si côtoyer de trop près des êtres maléfiques le rendait obligatoirement un peu maléfique à son tour.

 

Etre un apprenti Epouvanteur, c’est apprendre à tenir les spectres à distance,  entraver les gobelins et contrôler les sorcières mais c’est aussi craindre pour sa vie lorsqu’on libère malencontreusement la Mère Malkin, une abominable sorcière que le maître Epouvanteur avait pourtant rendue impuissante après l’avoir enfermée dans un puits.

 

« Mes mains se mirent à trembler si fort que je pouvais à peine continuer à lire.  J’appris ensuite que certaines sorcières utilisaient la magie des ossements, et que d’autres tiraient leur pouvoir de l’invocation des morts.  Mais Mère Malkin était la plus redoutable : elle se servait de la magie du sang.  Elle puisait ses forces dans le sang humain, et se montrait particulièrement avide du sang des enfants. »

 

Pour combattre la Mère Malkin, Tom devra affronter ses peurs,  surmonter ses angoisses et puiser dans toutes ses ressources disponibles…

 

« L’apprenti Epouvanteur » est le premier tome de la série The wardstone chronicles de Joseph Delaney, qui contient quatre épisodes. Tim Burton fut d’ailleurs pressenti pour adapter ce premier tome avant de se désister pour laisser la place à un autre réalisateur.

 

Ce roman paru dans la littérature jeunesse est très agréable à lire, l’écriture est simple et fluide, sans fioritures ni temps morts.  Le portrait des sorcières étant particulièrement réussi,  repoussantes et dangereuses à faire peur les enfants que nous étions jadis.

 

 Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec « Les chroniques d’Alvin Le Faiseur », lui aussi septième fils d’un septième fils, une très bonne série Fantasy pour adulte que je vous conseille vivement si la littérature jeunesse ne vous botte pas plus que cela.


 

Editions Bayard Jeunesse, ISBN 2747017109, 03/2005, 275 pages

 

Par Sentinelle
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 10 2008 13:27

Quatrième de couverture

Une époque sanglante. Un peuple de femmes à cheval. L'homme est l'ennemi, depuis toujours. Pluie, baptisée ainsi pas sa mère, est le fruit du chagrin. Elle s'efforce de grandir, sans amour, d'apprendre à se battre. Car, à son tour, elle deviendra reine. C'est prédit. Mais Pluie est différente de ses " sœurs " de tribu. Avec ses doutes mais aussi son courage et sa sensibilité, elle découvre des émotions nouvelles, s'attache à un homme... Existerait-il d'autres voies que la haine et la guerre ? L'étonnante histoire d'un peuple d'amazones en pleine mutation. Un récit envoûtant, limpide et poétique qui soulève des questions fondamentales.

 J’aime beaucoup Alice Hoffman, une auteure appréciée en Amérique (elle est l'une des romancières les plus lues aux Etats-Unis) mais demeurant peu connue chez nous. Je ne tenais malheureusement pas à l’époque un carnet de mes lectures, mais je peux vous conseiller la lecture des romans suivants : Un secret bien gardé , La lune tortue  et Seul parmi les loups, romans que j’ai vraiment bien appréciés. Pas que ce soit de la haute littérature, mais elle arrive à créer un climat particulier, une ambiance, des personnages intéressants à la psychologie fouillée, bref des lectures détentes de bonnes factures sans pour autant être idiotes car elle est plutôt habile quant il s’agit de révéler les courants les plus sombres de la vie américaine contemporaine.

Il s’agit ici d’un court roman écrit pour la jeunesse, ce qui m’étonne un peu vu l’âpreté du récit, que ce soit au niveau de l’histoire que de l’écriture. Alice Hoffman nous raconte l’histoire des amazones de l’intérieur, par l’entremise de la jeune Pluie, future reine de la communauté. De nombreux sujets difficiles sont ébauchés, que ce soit la violence, le viol à répétitions, le meurtre, la guerre, l’organisation de ce peuple nomade mais aussi l’euthanasie des jeunes garçons nés lors des cérémonies de fécondations dirigées par les amazones avec les hommes prisonniers de guerre ou l’homosexualité féminine. Pluie se démarque peu à peu de ce culte de la guerre en se posant de nombreuses questions, les prédictions de l’oracle la confortant dans l’idée que le temps du changement est venu. Roman d’apprentissage, ce court récit n’est pas vraiment représentatif de ce que j’ai lu de l’auteure jusqu’à présent. Intéressant mais sans plus, je n’ai pas retrouvé cette magie que j’avais ressentie à la lecture de ses autres romans, l’écriture rude et sèche nous situant d’emblée à distance des événements décrits, alors que j’avais l’habitude de me plonger littéralement dans ses romans, ne pouvant plus les lâcher avant de lire le mot fin. Lisez donc plutôt les livres que je vous ai conseillés ci-dessus ! Ceci dit, je crois que ces romans toucheront plus la gent féminine… vous voilà prévenu messieurs !

Un court extrait qui donne tout de suite le ton du roman :


« La reine me gifla à toute volée. Mes oreilles se mirent à bourdonner. Toutes les mères giflaient leurs filles le premier jour où elles saignaient, c’est ainsi qu’elles les accueillaient dans le mode des femmes, qui apportait son lot de douleur à laquelle nous devions nous préparer. »


Editions Gallimard-Jeunesse, Collection Cripto, ISBN 2070570614, 09/2006, 156 pages

Par Sentinelle
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 07 2008 19:09

Quatrième de couverture

Bella, seize ans, décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, délurée et amoureuse, pour s'installer chez son père, affectueux mais solitaire. Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n'est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine. Entre fascination et répulsion, amour et mort, un premier roman... fascinant.

J’ai enfin lu ce roman tellement encensé par les uns et les autres… enfin, quand je dis les uns, je devrais plutôt parler des « unes » ! Ce roman jeunesse qui semble plaire à tous les âges (à partir de 13 ans tout de même) me titillait et c’est finalement le billet de Brize qui m’a convaincue de me lancer à mon tour. Que dire qui n'ait pas déjà été dit ? Grande histoire d’amour contrariée, sorte de Roméo et Juliette que tout séparait à la base ; l’un étant vampire, l’autre étant humaine, et pourtant…

Stephenie Meyer reprend un des thèmes les plus usités et les plus romantiques qui soient, le vampirisme (si si je vous l’assure, lisez Dracula de Bram Stocker et vous le constaterez par vous-même : le vampirisme, c’est surtout et avant tout un thème romantique en diable), à sa mode malgré tout dans la mesure où ses vampires sont fichtrement mâtinés de dons que n’auraient pas dénié les super-héros.

Le premier amour, les premiers émois, le cœur qui palpite, les mains moites, je gage que toutes les jeunes lectrices soient tombées amoureuses d’Edward le vampire. Et nous alors ? Et bien notre petit cœur d’artichaut et de midinette se laisse prendre facilement au jeu ! J’ai passé un très agréable moment de détente sans prétention aucune. Rien d’extraordinaire non plus mais très plaisant tout de même, ce qui n’est déjà pas mal du tout.

Si donc vous cherchiez un cadeau à offrir à votre filleule, fille ou nièce en pleine adolescence, ne cherchez plus, offrez-lui tout simplement ce roman, elle vous en sera éternellement reconnaissante !

Fascination est le premier tome d’une quadrilogie, dont trois déjà traduits en français et un quatrième paru en VO. Et je me ferais un plaisir de lire la suite de ce premier roman.  Car j'ai beau ne plus avoir 15 ans, me voilà aussi mordue à mon tour lol


Appréciation : note.gif note.gif note.gif


Editions Hachette Jeunesse, Collection Black Moon, ISBN 2012015980, 12/2007, 525 pages

Par Sentinelle
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