Le Journal d'un fou
Poprichtchine, insignifiant fonctionnaire dont le seul talent consiste à tailler les plumes de son supérieur hiérarchique, s’amourache de la fille de ce dernier. N’ayant pas vraiment la stature
nécessaire pour se prévaloir d’une telle prétention, Poprichtchine, déjà un peu fêlé de la cafetière, sombre dans la folie la plus totale lorsqu’il se rend compte que les chances de courtiser la
belle sont nulles et non avenues. Poprichtchine en mal de grandeur et la couronne espagnole en mal de tête couronnée, notre petit fonctionnaire ne tarde pas à résoudre tous ces obstacles en se
prenant pour le successeur du trône d’Espagne. Mais c’est une cour plutôt particulière qui lui rendra ses premiers et derniers hommages.
Lorsque l’envie et l’orgueil se fracassent à la dure réalité de la vie, il ne reste que la folie avec son convoi d’hallucinations et de bouffées délirantes pour suppléer au néant de
l’existence.
Le portrait
Tchartkov, artiste fauché mais très prometteur, utilise malgré lui ces dernières pièces de monnaie à l’achat d’un tableau chez un brocanteur. Il s’agit d’un portrait d’un vieil homme au regard
extraordinairement vivant, donnant l’impression de suivre des yeux celui qui contemple la toile. La nuit, Tchartkov fait un étrange rêve qui changera à jamais sa destinée.
L’appât du gain se substituant à l’art sans compromission, c’est en vendant son âme au diable que la folie nous rattrape.
La Perspective Nevski
Avenue principale de la ville de Saint-Pétersbourg, la perspective Nevski connait une grande affluence à toutes heures du jour et de la nuit, tant la diversité des flâneurs y est importante.
Après cette présentation générale, le narrateur s’arrête un instant sur deux d’entre eux : le jeune Piskariov, peintre naïf et romantique, et le fier Pirogov, lieutenant vaniteux.
Lorsque les rêves et les désirs deviennent des obsessions, conduisant au mieux aux simples brimades, au pire à la folie et à la mort.
La mort et les masques de James Ensor
Observateur critique de la nature humaine et de la société pétersbourgeoise fortement hiérarchisée, Nicolas Gogol nous conte des histoires aussi étranges que singulières, la fantasmagorie n’étant jamais en reste et s’inscrivant sans peine dans le réel. Ces nouvelles n’auraient pu être qu’amusantes si elles ne révélaient les obsessions et les angoisses conduisant à la folie des hommes, conférant à l’ensemble un climat plus oppressant que burlesque. Trois nouvelles intéressantes et à propos desquelles il y a matière à discuter longuement tant les thèmes abordés y sont nombreux. A découvrir si cela n’est déjà fait !
Les nouvelles Le Journal d'un fou, Le Portrait et La Perspective Nevski ont été initialement publiées en 1835 dans le recueil intitulé Arabesques.
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