Lundi 26 octobre 2009
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Quatrième de couverture
Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se
nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera
Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à
L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir. Un ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée
d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé
a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.
Véronique Ovaldé avait déjà retenu mon attention lors de la lecture de son roman « Déloger l’animal », paru en 2005. Un sujet original à l’atmosphère étrange, mélancolique et onirique, le tout
porté par une plume poétique et une auteure que j’allais suivre sans aucun doute. Et puis j’ai lu « Et mon cœur transparent », paru en 2008. Alors là, déception ! Je suis restée sur les quais,
tellement d’ailleurs que je me souviens à peine de cette lecture, qui n’a décidément pas laissé beaucoup de traces dans ma mémoire. J’avoue ma lâcheté : je n’ai pas voulu écrire un mauvais billet
sur ce roman, appréciant l’écriture de l’auteure et me disant que c’était peut-être de ma faute si j’étais passée à côté d’un roman qui a tout de même su trouver son public et qui reçu le Prix
France Culture/Télérama 2008. Cette impression mitigée à la lecture de son avant dernier roman ne m’a donc pas du tout détournée de Véronique Ovaldé, et c’est avec curiosité que je me suis lancée à
la lecture de son très remarqué dernier roman « Ce que je sais de Vera Candida », sélectionné pour le prix Goncourt 2009.
Autant le dire tout de suite, j’ai passé un très bon moment de lecture, ayant retrouvé avec plaisir la plume gracieuse et poétique de Véronique Ovaldé ainsi que son ton particulier où l’atmosphère
mélancolique et onirique se font la part belle, avec cette touche originale de réalisme magique qui la distingue de la plupart des écrivains français contemporains. Avec ce roman sur la filiation
et la transmission, la féminité et la maternité, la fragilité et la faiblesse des femmes mais aussi leur désir d’émancipation et leur rage de vivre malgré le poids du passé, Véronique Ovaldé m’a
conquise définitivement !
Extrait :
« Les vies se transforment en trajectoire. Les oscillations, les hésitations, les choix contrariés, les déterminations familiales, le libre arbitre réduit comme peau
de chagrin, les deux pas en avant trois pas en arrière sont tous gommés finalement pour ne laisser apparaître que le tracé d’une comète. C’est ainsi qu’Itxaga devint peu à peu ce qu’il est encore
et que, de loin, on ne pouvait lui imaginer une autre vie que la sienne. »
D’autres avis sur Blog-O-Book.
Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé, Editions de l’Olivier, ISBN 287929679X, 08/2009, 292 pages
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Par Sentinelle
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Publié dans : Littérature francophone
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