Paris, septembre 1913 : depuis la mort de ses parents, Gabrielle Demachy vit avec sa tante, une vieille immigrée hongroise qui l’a élevée en même temps que son propre fils, Endre. Mais, devenu
ingénieur, le jeune homme a disparu depuis cinq ans en Birmanie, lors d’une mission scientifique. Quand le récit commence, les deux femmes se rendent au ministère de la Guerre : on a retrouvé la
malle d’Endre, preuve sans doute irréfutable de son trépas tant redouté par Gabrielle, qui éprouva naguère pour son fascinant cousin un brûlant premier amour.
Décidée à faire la lumière sur une disparition à laquelle elle ne veut pas croire, la jeune fille trouve un allié inattendu en la personne de Michel Terrier, un employé du ministère qui l’incite à
poursuivre son enquête. Terrier, qui sait décidément bien des choses, met Gabrielle sur la piste d’un certain Docteur Galay, qui fut du voyage auquel participait Endre, et sur lequel a pesé le
soupçon de menées criminelles. Sur sa suggestion, elle s’introduit comme institutrice au sein de la famille Bertin-Galay, dynastie de grands bourgeois. Et s’engage, seule, dans une aventure de tous
les dangers, sur la trace d’un énigmatique “testament” rapporté de Birmanie par Pierre Galay – un cahier, rédigé par Endre en hongrois, langue rare que la jeune fille, par ses origines, est en
mesure de déchiffrer…
En forme d’hommage revendiqué à la grande tradition narrative et au mélodrame, cette ample et voluptueuse fresque habitée par les passions, les complots, le crime, l’espionnage et toutes les
aventures qu’en ce début de siècle vivent simultanément la science, le cinéma et l’industrie, inscrit magistralement les destinées sentimentales de son peuple de personnages dans l’histoire d’une
société dont la modernité est en train de bouleverser les repères.
Et bien et bien, quelle tartine : 900 pages au total, ce n'est pas rien tout de même !
Oui mais voilà, j’ai interrompu ma lecture pendant quelques jours à la page 700 et je suis dans l’incapacité totale de reprendre le fil de ma lecture depuis lors. Abandonner à la page 700 est
vraiment stupide mais se forcer à lire 200 pages supplémentaires l’est certainement tout autant.
Ce qui me gênait un peu au départ est devenu au fur et à mesure franchement fastidieux et ennuyeux. Je ne sais pas si cela vient de moi (manque de patience ou d’indulgence à mesure que le temps
passe) ou de l’écriture de Anne Marie Garat (de plus en plus boursouflée et ampoulée au fil des pages), mais j’avais de plus en plus l’impression d’être plongée dans un roman à l’eau de rose. Ok,
un bon roman à l’eau de rose mais un roman à l’eau de rose quand même.
Pourtant je n’ai lu que des éloges à propos de ce roman ! Je pense que le style de l’auteur n’est simplement pas du tout ma tasse de thé : Anne Marie-Garat est de ces auteurs qui explicitent tout
en long, en large et en travers, rien ne nous est épargné, et certainement pas le cheminement des pensées, réflexions, questions des protagonistes. Grâce à ce roman, j’ai découvert que j’aimais
avant tout les auteurs qui procèdent par soustraction, où le non-dit, l’implicite, l’équivoque, le suggéré, l’inexprimé en somme, se font la part belle. N’hésitez donc pas à lire ce roman si vous
aimez les romans fleuve, vous y trouverez sans nul doute votre bonheur. Quant à moi, je fantasme avant tout sur un prochain roman court à la Yôko Ogawa, histoire de retrouver un peu mes
esprits.
Des avis nettement plus favorables chez Estampilles, Sole, Marie et Dasola.
D’autres ont également jeter l’éponge mais ont eu l’intelligence de le faire bien avant moi (je me dis que je suis un peu maso d’avoir attendu la page 700 avant de l'abandonner ) : Hélène et Solenn.
Dans le main du diable de Anne-Marie Garat, Editions Actes Sud, ISBN 2742760512, 03/2006, 906 pages
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Après avoir participé quelques mois à divers forums littéraires, l'envie s'est fait sentir de disposer d'un espace plus personnel afin de partager avec vous mes lectures mais également mes coups de cœur divers au gré de mes envies. Adresse de contact : 100tinelle@gmail.com
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